MÊME PAS PEUR

Le mensuel MÊME PAS PEUR est né en janvier 2015 de la nécessité de réagir à l’attentat contre l’équipe d’un journal emblématique de la défense de la liberté d’expression, Charlie Hebdo.

Répondant à l’appel lancé par deux éditeurs (Jean-Philippe Querton de CACTUS INÉBRANLABLE  et Étienne Vanden Dooren des ÉDITIONS DU BASSON), de nombreux dessinateurs et auteurs se sont proposés pour le premier numéro qui paraît en mars 2015. L’accueil du public et l’écho réservé à l’événement par les médias décident les 

initiateurs du projet à poursuivre l’aventure éditoriale.

Le journal se définit comme irrévérencieux, critique, satirique, indépendant et revendique une place spécifique dans les médias belges francophones.

L’ensemble des collaborateurs travaille bénévolement à mettre de la bonne humeur (et de la profondeur) dans un journal qui défend des valeurs de solidarité, de liberté, de tolérance et qui s’oppose aux exclusions, aux politiques d’austérité et aux dérives du libéralisme.

En 2017, l’équipe décide de diversifier ses activités et se lance dans l’édition de livres.

En 2018, l’équipe décide de suspendre la parution du journal papier faute de finances suffisantes.

Mais l’esprit et les chevilles ouvrières du journal demeurent.

La situation politique, sécuritaire, sociale, économique et environnementale étant drôlement catastrophique, l’envie de continuer l’aventure joyeusement foutraque nous colle toujours au corps.

Les 3 nouveaux « p’tits jaunes » sortent pour la Foire du livre de Bruxelles 2020 (du 5 au 8 mars, stand 212)

Un conseil d’ami venant d’un type comme moi qui n’a pas d’ami, ça vous dit ? Non ? Hé bien je m’en fous et je vous avertis : n’achetez absolument pas ce livre ! Au pire, volez-le ou mieux, faites-le voler par un autre. Personnellement, j’ai essayé de le lire : j’ai abandonné à la page 108, c’est dire. J’en connais un qui a de la chance que les frères Kouachi n’étaient que deux !

Dominique Watrin


N’achetez pas ce bouquin. Je connais l’auteur, il est dépressif. Et si le bouquin se vend bien, il va déprimer de ne plus être déprimé. Au pire, si vous l’avez lu sans trop déprimer, ne lui dites pas que vous avez ri. Dites-lui que c’est nul à chier. Il en a besoin. Merci pour lui.

Étienne Vanden Dooren


N’achetez pas Carreyn ! Ça fait du mal à nos amis les arbres ! Même avec du Carreyn recyclé !

Bernard Bacq


N’achetez pas ce livre, il risque de vous faire rire d’un monde qui ne prête plus qu’à pleurer, à moins qu’il ne nous reste plus que ça : nous foutre de tout ! N’achetez pas ce livre si vous êtes aigri, atrabilaire, coincé des fesses (ou du cul), ou simplement adepte de la pensée unique ! Et n’achetez surtout pas ce livre si vous pensez que Georges-Louis Bouchez représente l’avenir de la Belgique !

Jean-Philippe Querton


Yvan Carreyn est un pote. Enfin, c’est juste un collègue de bureau. Pour être franc, je l’évite autant que possible, il est du genre vulgaire. Achetez ce livre si vous voulez, mais je vous aurai prévenu…

Couille Molle


N’ouvrez pas ce livre. Un fou rire incontrôlé peut provoquer d’embarrassantes pertes urinaires.

André Clette

Jacques Flamme, dit FLAM.
Comment dire Jacques sans être oraisonnable, nécrologue, sans être rattrapé par celles de l’enfer ?
Jacques est un grand défenseur du dilettantisme et accessoirement graphiste, cartographe, illustrateur ou trappistologue confirmé. Infatigable touche-à-tout, voyageur, lecteur, gamin espiègle, il n’en est pas moins perfectionniste en diable. Il déteste l’hypocrisie et le mensonge et pourfend volontiers les lieux communs, langue de bois, démagogie, servilité…
Croqueur de vie, d’absurdités et autres monstruosités publiques, son trait vif sert ses idées dissidentes, vivifiantes.
Bref, nous t’aimons, Jacques, très fort, Jacques, et nous adorons ton dessin, ta sagacité, ton humour et ta bonne humeur (heu, glup… sans démagogie hein !), enfin, pas toujours…
Quand, petit, on me demandait ce que je voulais faire plus tard, je répondais systématiquement, biberonné à Astérix et Pif Gadget, « dessinateur de bandes dessinées ».
Je n’ai jamais cessé d’écrire et dessiner, oscillant entre ces deux activités complémentaires, combinant texte et dessin, le dessin de presse est venu naturellement à moi, comme l’une de mes incontournables activités d’hygiène mentale…
Mon parcours ne suit pas une ligne claire et je ne trace pas de plan de carrière, j’avance au gré du vent et des rencontres, poussé par la curiosité, prenant très au sérieux l’art de s’amuser de soi, des autres et du monde, avec l’humour et l’amour comme idéal.
C’est désormais le filet du Manneken Pis qui remplace le bruit des vagues bretonnes de mon enfance… Mais, même si le cri des mouettes et les embruns marins me manquent, la rencontre avec la Belgique a orienté ma vie définitivement. Ici, j’ai trouvé le décalage, la distance, le pas de côté qui m’aèrent les synapses…
Benelux, calme et volupté est le miroir dessiné du monde tel que je le comprends parfois. Ce recueil concentre une partie des dessins réalisés en Belgique depuis dix ans pour des magazines et journaux indépendants dont l’existence et la diversité sont absolument nécessaires au sein de nos sociétés post-modernes un peu perdues, et sous influence de forces prédatrices, autoritaires et destructrices.
Puissent ces quelques illustrations vous faire sourire, rire ou grimacer telles de petites chatouilles !
Mickomix