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Sur deux fronts

20,00

« Passion, souvenir, hommage rendu avec cœur et précision »

« Un travail de mémoire indispensable »
« Des documents et témoignages inédits »
« L’humain au cœur de la guerre »
« Des événements peu contés »

Collection HISTOIRE
182 pages – 14×20,5 cm – 20,00 €
ISBN 978-2-930582-57-3

(voir les extraits de presse sous la couverture)

 

Description

Jünger a décrit, dans « Orages d’acier », la Première Guerre mondiale quasiment dans le feu de l’action, tandis que Drieu la Rochelle a attendu vingt ans pour rédiger « La comédie de Charleroi ».

Ernst Jünger et Drieu la Rochelle ont, l’un et l’autre, perçu la guerre comme une loi inhérente à la nature humaine, voire comme une réhabilitation de l’« homme naturel » dans la totalité de ses instincts. Pour les deux écrivains, la guerre est d’abord ce qui libère du monde bourgeois et révèle l’homme à sa vérité.

Philippe Wille marie dans cette étude fouillée la réalité de terrain, le destin tragique de jeunes hommes, les lettres, les témoignages, les photographies de la région de Gerpinne, Nalinnes et Tarcienne, bref, l’horreur quotidienne en août 1914… et une universalité inévitable révélée par Jünger et Drieu.

Philippe Wille
Une photo de son grand-père lui fait découvrir très tôt l’histoire de la Grande Guerre. Il sera dès lors porté par une infatigable envie de savoir, et les combats d’août 14 dans sa région seront son terrain de recherche.
Après avoir publié différentes études et articles sur l’armée allemande de 14, son premier livre, « L’Affaire oubliée de Charleroi, Gozée août 1914 », est sorti en 2014 aux Éditions du Basson.

Extrait
« On fera, sans doute, après la guerre de beaux récits sur les morts glorieuses, on ne citera pas André Jéramec, caporal au 5e de ligne. Et pourtant il a droit à une belle page ! Certes, il faut un beau courage pour entraîner ses hommes sous le feu des mitrailleuses, ou pour défendre une tranchée, mais là, il y a la griserie, l’enthousiasme, l’élan !
Jéramec a tenu son sort entre ses mains. Après une marche de 30 kilomètres, par une chaleur accablante, avec un sac pesant sur ses épaules, avec des pieds écorchés, des yeux fatigués, brûlés par le soleil, on vint lui proposer la sécurité de l’arrière, il a refusé. Point de griserie, point d’enthousiasme comme ressort… La fatigue et l’éreintement auraient pu fléchir sa volonté. Il n’a point cédé. Intellectuel et riche, il pouvait déjà s’embusquer. Neveu de Ministre, on pouvait l’oublier dans un Ministère.
Il a préféré la fatigue de la route, les morsures du sac sur les épaules à la quiétude d’un bureau. Il a préféré la mort obscure en défendant son pays ».

Sur le texte
Certains partirent contents, en août 1914, pour cette guerre cruelle mais formidable. Certains comme Drieu la Rochelle ou Ernst Jünger se découvrirent et survécurent. Chacun à sa manière la décrira chapitre après chapitre. Certains reposent pour l’éternité, tempe contre tempe, saccagés dans les champs de blé où flotte encore et pour toujours le voile noir des veuves éplorées.
« …Ces enfants, bondissant, partaient, contents de plaire
Au devoir, à l’honneur, à l’immense atmosphère,
Aux grands signaux humains brûlant sur les sommets.
Ils dorment, à présent, saccagés dans la terre
Qui fera jaillir d’eux ses rêveurs mois de mai…
Songeons, le front baissé, au glacial mystère
Que la Patrie en pleurs, mais stoïque, permet.
Ils avaient vingt ans, l’âge où l’on ne meurt jamais… » (Anne de Noailles : La guerre dans « Les Forces Eternelles », 1920)

À la vue des photos bucoliques des cimetières de Nalinnes-Haies (aujourd’hui disparu) et de Tarciennes, érigés sur les lieux mêmes des combats, nul ne peut imaginer la violence, la fureur, les cris…
Personne n’était préparé à un tel cataclysme en ce début de siècle, la vie sur le front n’aura plus aucune valeur.

Les 22 et 23 août 1914 (bataille des Frontières dont Charleroi) seront annonciateurs des pertes apocalyptiques à venir dans les armées et pour les hommes. La vie de tranchée sera leur lot et deviendra le mythe de la Grande Guerre.

Informations complémentaires

Poids 390 g
Dimensions 14.5 × 21 cm

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