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J’appartiens à la rue

15,00

« Le don Quichotte des SDF !  »
« Une trajectoire exemplaire »
« Le désobéissant civil carolo »
« La passion est son moteur, L’empathie, son arme »
« Le dernier des révoltés »

Collection CHARLEROI ON THE ROAD
176 pages – 14×20,5 cm – 15,00 € – ISBN 978-2-930582-70-2

Catégorie :

Description

« Tout, dans ce texte qui retrace mon parcours, est une manière de dire le plus haut possible que les sans-abris constituent un appel à la vigilance sur l’évolution de notre monde. Comment est-il imaginable que des êtres en soient réduits à vivre en marge d’une société digne de ce nom, soi-disant évoluée ? Tout doit être fait pour que cesse cette honte ».

Dans « J’appartiens à la rue », Denis Uvier, ex-sans-abri devenu éducateur de rue à Charleroi, témoigne de son combat quotidien pour aider les SDF à trouver leur place au soleil. Avec l’aide du journaliste Marcel Leroy, ce travailleur social militant interpelle l’opinion, au départ de son histoire, qu’il partage en toute franchise. Parce que son chemin est pareil à celui de tant d’autres de ces citoyens qui s’évertuent à vivre debout, alors que la crise économique détruit des existences, inexorablement. Dans cette Europe qui compte 500 millions d’habitants, plus de dix millions de gens n’ont pas droit à un toit décent.

 

Denis Uvier et Marcel Leroy

Depuis 1993, quand Paul Trigalet l’a engagé à « Solidarités Nouvelles », Denis Uvier est travailleur social dans les rues de Charleroi. Son expérience de terrain légitime ses prises de parole au nom des sans-abris.

Retraité du « Soir », Marcel Leroy, journaliste indépendant, publie des livres de reportage et de mémoire.

Depuis plus de vingt ans, Denis aide Marcel à comprendre la précarité, à travers le labyrinthe des rues de Charleroi.

 

Extraits

Marcel : Que voudrais-tu dire, après ton témoignage d’une rare franchise, à celles et ceux qui sont élus ? Ils affrontent les problèmes sociaux les plus aigus et les solutions ne sont pas faciles à trouver.

Denis : Soyez ouverts à la colère de ceux et celles qui sont dans la misère. Ouvrez les yeux sur la précarité. Si vos priorités doivent porter sur l’être humain, je sais qu’il vous faut en parallèle répondre aux attentes de tous les acteurs de la ville. Restaurer des bâtiments ou la ville entière, c’est bien beau. Veiller à l’économique est certes capital, mais donner un appui aux laissés pour compte est une urgence. Il ne faudrait surtout pas jouer le jeu de certains de ces ministres - je ne mets pas tous les élus dans le même sac, n’ayez crainte - qui décident sans aller d’abord voir dans la rue comment ça se passe. 

Soyez des rebelles. Je sais que tout est basé sur l’argent en ce monde. Accepter ce fait, serait-ce une forme d’excuse pour s’offrir le nec plus ultra en ne laissant rien aux autres  ? Approchez la misère comme vous côtoyez les bobos ou les nantis. C’est pas le même monde, d’accord, mais il est intéressant, c’est celui des gens qui n’ont rien que leur histoire à proposer en échange.
Demain, nul ne sait ce qu’il sera, personne ne sait ce qu’il deviendra. Peut-être, un jour, serez-vous acculé à vivre dans la rue, avec votre famille. D’autres l’ont vécue, cette chute brutale. Pas seulement les migrants qui risquent de se noyer dans la Méditerranée, mais aussi les exilés de notre société.

 

Sur le texte

Un livre-cri !
Le récit du parcours de l’ancien sans-abri devenu éducateur de rue à Charleroi.

Depuis 1993, quand Paul Trigalet l’a engagé à « Solidarités Nouvelles », Denis Uvier est travailleur social dans les rues de Charleroi. Cette expérience de terrain légitime ses prises de parole au nom des sans-abris. L’homme qui fut sans toit durant plusieurs années a mis vingt ans à retrouver un équilibre. Cette expérience l’a convaincu de se lancer dans le récit de son parcours. Il espère que les épreuves traversées aideront des personnes qui sont aujourd’hui à la dérive à trouver une solution à leurs problèmes. Pas facile, alors que la précarité progresse, surtout dans les régions de vieille industrialisation où l’emploi non qualifié manque cruellement. Où la solitude, malgré le filet protecteur de la sécurité sociale, fait des ravages.

Aussi ce livre résonne-t-il comme un cri…
« Je veux dire le plus haut possible que les sans-abris constituent un appel à la vigilance sur l’évolution de notre monde. Comment est-il imaginable que des êtres en soient réduits à vivre en marge d’une société digne de ce nom, soi-disant évoluée? Tout doit être fait pour que cesse cette honte. Ce livre, je le considère comme un outil qui encourage la solidarité. »
L’ouvrage a été rédigé avec Marcel Leroy. Ce journaliste retraité du « Soir » a publié plusieurs livres de reportage et de mémoire, dont l’histoire d’Angelo Galvan, le sauveteur héroïque surnommé « Le Renard du Cazier ». Depuis vingt ans, Denis guide Marcel pour décrire la précarité. D’où l’idée de ce récit à deux voix. Il s’ouvre sur le prologue où Marcel présente Denis, puis intervient le témoignage. Si on le lit à haute voix, on entend Denis comme quand il arpente la cité, révélant l’envers du décor. Le récit reprend pied dans le quotidien de 2019, au fil d’une maraude à travers la cité. Il se prolonge d’une conversation où Denis revient sur ce qui a été vécu pour en tirer les enseignements. Et se clôture par des informations pratiques et des remerciements. Parce que Denis a eu la chance de saisir les mains tendues. Dont celle de Paul Trigalet, le fondateur de Solidarités Nouvelles, disparu en 2018, à qui ce travail de mémoire et d’action est dédié.

Informations complémentaires

Poids 360 g
Dimensions 14 × 20.5 cm

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