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Le jour où mon Alzhei’mère…

18,00

« Rire et émotions dans un mix déjanté »
« Un humour féroce »
« une humanité lucide »
« une aventure improbable »

Collection ROMAN
192 pages – 14×20,5 cm – 18,00 € – ISBN 978-2-930582-65-8

Catégorie :

Description

TITRE COMPLET : « Le jour où mon Alzhei’mère échappa aux griffes d’un nazi constipé grâce à un tueur croate à la coiffure étrange »

Depuis qu’elle est certaine de ne pas avoir tué Gérard, Franckie Apfelstrudel coule des jours heureux dans le désert.
Sa cousine Lilith en revanche, vit un véritable cauchemar à Paris : elle n’arrive plus à écrire depuis que sa mère a perdu la raison, son réveil-matin et toutes ses petites culottes. Pire : un tueur Croate susceptible est à ses trousses.

Nous suivons donc Franckie et sa bande de bras cassés croisant toujours beaucoup de cadavres, des meurtres à gogo, un nazi petomane, des savants spécialistes de la greffe d’écailles, plusieurs Daft Punk, une concierge adepte des bains de siège, un faux footballeur, un hamster soupçonné de tentative de meurtre, un bédouin érudit et ses douze enfants…

Une fois de plus, Laurence Kleinberger nous entraîne sur la pente fragile de son univers « dépressivo-hilarant »…

 

Laurence Kleinberger

Laurence Kleinberger aime écouter de la musique, manger des frites et glander au soleil. Elle aime aussi raconter des histoires. Après avoir longtemps écrit pour les enfants, elle nous livre son premier roman pour grandes personnes. À cette occasion, elle a cessé d’écrire sur son Télécran et s’est initiée à la tablette. « Mon Alzhei’mère… » est son deuxième roman paru aux Éditions du Basson.

 

Extraits

Le docteur Philippe Mouchetrouille – plus couramment appelé Filou par les infirmières pour des raisons purement sexuelles -, Filou Mouchetrouille, reconnu auprès du Conseil de l’Ordre des Médecins sous le numéro 68/56712 et ancien attaché dans le service de Chirurgie esthétique à l’Hôpital de Strasbourg, le fameux Docteur Filou, principal actionnaire de la Clinique de la Toison d’Or de Colmar (institut spécialisé dans les implants capillaires s’il est utile de le préciser), Filou donc, baigne dans son sang, étendu sur le carrelage blanc d’une salle d’opération.

Le haut de son crâne est à vif. Un peu plus qu’à vif même, puisqu’en se penchant on peut apercevoir une bonne partie de son cerveau. D’ailleurs, le type qui tient l’énorme scalpel sanguinolent est terriblement penché vers la région cérébrale de Filou et lui chuchote des trucs à l’oreille :

– Zašto si to učinio ? zašto si to učinio ? qu’il répète inlassablement.

Il finit par réaliser que Mouchetrouille n’a pas seulement les yeux exorbités par la souffrance et la peur, mais peut-être aussi parce qu’il n’entrave que pouic à ce que Zlatan lui demande.

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– On va chez moi, maman ! C’est les vacances… Je vais préparer ta valise.

Les vacances, ça la fait rire comme une petite fille. Mais si elle en accepte le concept, pour la valise en revanche, c’est pas gagné :

– Ah non, hein… La valise, c’est moi qui la fais ! Je suis encore capable de faire une valise !

– D’accord, j’obtempère pour éviter les conflits. Elle est où cette valise ?

– Quelle valise ? demande ma maman. Pourquoi tu me parles de valise, tout à coup?

– Parce que je t’emmène en vacances chez moi, on va faire ta valise, d’accord ?

– D’accord, fait mère qui adore les vacances.

– Alors, elle est rangée où ?

– Quoi donc ? demande ma génitrice.

Le coup de la valise, c’est la maladie. Mais moi qui connais ma mère depuis toujours, je sais bien qu’il y a autre chose.

Elle a toujours fait un détour à la Gare Saint-Lazare pour éviter l’accumulation de valoches d’Arman qui ne lui fait pas du tout penser à une œuvre d’art, si vous voyez ce que je veux dire… D’autant que la sculpture s’appelle Consigne à vie… Il faut vraiment être con pour avoir érigé une horreur pareille devant une gare. Ou antisémite. Ou les deux. Enfin, en général, elle s’arrangeait pour passer du côté de l’entassement d’horloges, parce que, même si le temps va beaucoup trop vite, les horloges, ça lui faisait moins mal à ma mère. Quand elle avait fait le détour, en général elle montait dans le train et tout allait pour le mieux. Mais, pendant le voyage, il arrivait qu’elle croise des trains de marchandises, alors elle regardait ailleurs parce qu’il n’y avait plus grand-chose à en dire.

C’est peut-être pour ça que mère a toujours eu du mal à préparer sa valise, même jeune… Ça lui prenait des jours, parfois des semaines pour un petit voyage d’agrément de rien du tout. Elle la remplissait avec le plus grand soin, sans laisser le moindre espace vide, les vêtements étaient rangés selon leur usage dans des sacs plastiques étiquetés, les serviettes de bain recouvraient le tout. Et puis après quelques heures de vérification, elle fermait à clé.

 

Sur le texte

Peut-on rire de tout ?

En tout cas, Laurence Kleinberger arrive ici à nous faire rire de la maladie d’Alzheimer, de l’antisémitisme, des Daft Punk ou des résurgences du Nazisme en y ajoutant une incroyable dose de tendresse.

Informations complémentaires

Poids 390 g
Dimensions 14 × 20.5 cm

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